mardi 17 janvier 2012

Louis Gallois et le rebond industriel

"Le rebond est possible"...
Sur Xerfi Canal, la chaîne télé Web de la société d’études Xerfi , Jean-Michel Quatrepoint interviewe Louis Gallois, pdg d’EADS. Thème : la ré industrialisation de la France. Titre : « Le rebond industriel est possible». C’est encourageant.

L’interview, intéressante, dure trente minutes. Si vous avez le temps vous pouvez la voir là : http://www.xerficanal.com/louis-gallois-le-rebond-industriel-est-possible-256.html

Si vous n’avez pas le temps, je résume rapidement les propos de Louis Gallois pour ce qui concerne la question fondamentale, à savoir, comment faire pour réindustrialiser. Il insiste sur trois grands axes :

1.       Recherche Education. « Il faut mettre davantage de moyens sur la Recherche, l’éducation orientée vers les métiers de l’industrie et la formation à ces métiers. »  Notamment la R&D devrait atteindre les 3% du PIB, comme le préconise Lisbonne.

2.       L’aspect financier. « Les entreprises sont sous capitalisées ce qui les met dans la main des banques et cela ne va pas s’arranger avec Bâle 3. Les banques ne pourront plus être le pourvoyeur de crédit qu’elles ont été dans le passé ». Donc, « il faut renforcer les fonds propres des entreprises en réorientant l’épargne vers l’investissement productif. » Louis Gallois note aussi comme on pouvait s’y attendre : « il faut abaisser le coût du travail par l’allègement des charges sociales sur les entreprises, donc en transférer une partie sur la fiscalité, la TVA étant l’un des instruments. » La raison : non pas baisser les prix, mais « améliorer la rentabilité des entreprises de taille moyenne, qui est très inférieure à celle des PME allemandes ». En contrepartie : « les bénéfices réalisés doivent être réinvestis dans l’entreprise. »       
3.       Troisième pilier : « la solidarité dans les filières » et là, dit-il, «  les grands groupes ont un rôle à jouer.  Les grandes entreprises ne sont pas celles qui vont créer de l’emploi car elles ont une stratégie mondiale, mais elles ont un rôle d’irrigation et de soutien de leur réseau de sous-traitants.»        

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire